Le centenaire de la Fiesta de los patios

Le centenaire de la Fiesta de los patios

Après une éternité sans avoir pu voyager en raison de la pandémie, nous avons profité de la Fiesta de los patios de Cordoue pour reprendre nos bonnes habitudes. La fête célébrait ses 100 ans du 3 au 16 mai 2021. Covid-19 oblige, des mesures sanitaires spécifiques ont été mises en place : affluence limitée à l’intérieur des patios, prise de température, désinfection des mains avant d’y pénétrer et masques obligatoires. Malgré la situation, le centenaire du concours a attiré très exactement 404 069 personnes !

Si vous êtes un grand fan de mon blog (et ça, j’en suis certaine), alors vous devez certainement savoir que nous y sommes déjà allés en mai 2017, le temps d’une journée. Nous n’avions pu voir que quelques patios :

  • Martín de Roa, 7
  • Martín de Roa, 9
  • San Basilio, 44
  • Postrera, 28
  • Martínez Rücker, 1
  • Encarnación, 11

En 2021, bien décidée à profiter pleinement de tous les patios dont j’avais envie, j’ai réservé une nuit dans un hôtel du quartier de l’Alcázar Viejo, là où se trouvent les cours intérieures les plus récompensées. Le pari a été plutôt réussi puisque nous avons pu en visiter 16 au total !

L’histoire du concours fleuri

La tradition d’ouvrir les patios cordouans au public remonte à 1918. Il faut cependant attendre 1921 pour que Francisco Fernández de Mesa, le maire de la ville, organise la toute première Fiesta de los patios officielle. À cette époque, seuls trois prix furent répartis entre les trois uniques participants de la première édition : 100, 75 et 50 pesetas, ce qui équivaut aujourd’hui à 60, 45 et 30… centimes d’euro. Non, vous ne rêvez pas, vous avez bien lu. Les patios récompensés étaient, dans l’ordre : Empedrada, 8 ; Buen Pastor, 17 et Almanzor, 11. En raison du peu d’intérêt dont firent preuve les habitants, la municipalité patientera jusqu’en 1933 pour organiser la deuxième édition.

De nos jours, la compétition est très réglementée. Elle fait l’objet de la publication d’un bulletin officiel tous les ans au mois de mars. Pour pouvoir participer, les patios doivent répondre à des critères extrêmement précis. Une fois leur participation validée, ils concourent dans l’une des deux catégories suivantes :

  • Architecture moderne
  • Architecture ancienne

Respectivement, chacune de ces catégories attribue 8 prix. Le jury se réserve également le droit de décerner une mention d’honneur et quatre prix singuliers. La mention d’honneur souligne le grand niveau de qualité du patio au fil des éditions, alors que les prix singuliers récompensent la constance, l’effort et la motivation de leurs propriétaires.

Les récompenses financières octroyées aux vainqueurs sont aussi bien différentes de celles de 1921 ! Tout d’abord, il existe des prix de consolation. Leur montant varie en fonction de la catégorie du patio qui, elle-même, dépend de ses dimensions.

CatégoriesDimensionsRécompenses
APlus de 100 m24 140€
BEntre 81 et 100 m23 875€
CEntre 61 et 80,99 m23 610€
DEntre 41 et 60,99 m23 345€
EEntre 19 et 40,99 m23 080€
Le tableau des prix de consolation en fonction de la catégorie du patio

À la fin de cet article, vous pourrez retrouver un tableau récapitulatif des grands gagnants de ce 100ème anniversaire.

Les patios visités

Comme je l’ai mentionné auparavant, nous avons eu l’occasion d’en visiter 16 cette année. La Fiesta de los patios compte au total 6 parcours. Nous nous sommes concentrés sur les 3 suivants :

  • Alcázar Viejo
  • Judería
  • San Lorenzo

Postrera, 28 ❤

Définitivement notre patio préféré. Nous avons encore voté pour celui-ci lors du vote populaire organisé sur internet. Il fait partie des patios d’architecture ancienne (E). Il est vraiment petit mais c’est ce qui fait tout son charme. Nous l’avons visité à la tombée du jour et c’est pour cette raison que l’on n’apprécie pas très bien ses couleurs sur les photos.

Autre atout clé de Postrera, 28 : son propriétaire, Rafael. Il est très fier de vous faire découvrir sa cour, de vous raconter son histoire, de vous donner des détails et de vous parler de l’immense travail que représentent toutes ces fleurs dont il faut prendre soin tout au long de l’année. Par exemple, grâce à un travail colossal réalisé par Rafael, vous pouvez désormais admirer le sol original fait de galets qui était auparavant caché sous des centaines de kilos de béton.

Duartas, 2

C’est ici que nous avons logé pour la nuit, à l’hôtel dePATIOS. L’entrée se fait par une autre porte puisque la partie hébergement se trouve dans le bâtiment qui est accolé à la maison, mais la fenêtre de notre chambre donnait sur les pots de fleurs du patio.

Déjà récompensé quatre fois, il concourt dans la catégorie architecture moderne (E). Un petit recoin est dédié aux plantes aromatiques.

San Basilio, 40 ❤

Également connu sous le nom de « patio de la costurera » (patio de la couturière en français), cette cour intérieure d’architecture ancienne (D) possède une histoire particulière.

San Basilio, 40 ou le « patio de la costurera »

Après avoir participé à la compétition organisée en mai 1996, le patio est laissé à l’abandon et se détériore au fil des années. Très peinée par cette situation, « Araceli la couturière » – une habitante du quartier – décide de l’acquérir et de le remettre en état. Il a reçu un prix singulier lors de l’édition de 2016. En 2021, il fait sa grande entrée dans le top 8 en se plaçant à la 4ème position dans le classement final.

C’est l’un des plus jolis patios que nous avons eu l’occasion de visiter. D’ailleurs, si vous venez à Cordoue un jour, sachez que vous pourrez séjourner en plein cœur de ce jardin d’Eden puisque la « Casa de la costurera » se fera une joie de vous recevoir dans l’une de ses 4 chambres.

San Basilio, 22

Cette année, Ana de Austria Bogallo, la propriétaire, peut se vanter d’être à la tête du patio le plus visité du centenaire de la Fiesta de los patios.

Depuis 1979, ce dernier a concouru 40 fois et gagné 15 prix différents, dont celui de la 2ème place dans la catégorie architecture moderne (C) en 2010. Il aurait pu en comptabiliser bien d’autres s’il n’avait pas été contraint de fermer ses portes pendant un certain laps de temps dans les années 90 pour cause de travaux de réhabilitation.

San Basilio, 15

La maison a été reconstruite en 1993 sur un terrain qui abritait autrefois une ancienne taverne. De celle-ci, on peut encore apercevoir quelques restes archéologiques et des ferrures. Son sol en marbre blanc lui confère une grande luminosité que peu de patios possèdent. Il concourt dans la catégorie architecture moderne (E).

Dans l’entrée se trouve une collection de pierres de cristal de roche qui ont été récupérées dans les montagnes des environs de Cordoue.

San Basilio, 14 ❤

Titulaire de nombreux prix, dont celui de la 1ère place en 1999 dans la catégorie architecture ancienne (D), le patio situé au numéro 14 de la rue San Basilio conserve de nombreux éléments d’époque. En témoignent les uniques toilettes que se sont partagées jusqu’à 6 familles, l’étroite cuisine commune ou encore le lavoir.

San Basilio, 14 et ses 600 pots de fleurs

Plus de 600 pots de fleurs recouvrent les 4 murs de cette cour intérieure. Vous pourrez notamment y admirer des géraniums en tout genre, de la monstera (ou Côte d’Adam), des asperges sauvages, des fougères ou encore du chlorophytum comosum.

Et si jamais vous vous demandez pourquoi le sol de ce patio est fait de ciment : c’est une demande spéciale faite par les dames âgées, anciennes habitantes de ce lieu, au propriétaire de l’époque. Le sol était alors recouvert de pavés et elles craignaient de tomber.

Martín de Roa, 7 ❤

Martín de Roa, 7, tout comme Martín de Roa, 9 avec qui il partage une entrée commune, est un patio emblématique de la ville de Cordoue qui a reçu de nombreuses distinctions. De ce fait, ils sont tous les deux très prisés par les visiteurs. J’avais suggéré l’idée d’y aller le samedi matin à l’ouverture, à 11h30. Prévoyants, nous sommes arrivés à 11h15 et nous avons attendu… plus d’une heure en plein soleil pour y entrer.

Par la suite, nous avons compris la raison de cette immense file d’attente : les résultats du concours venaient d’être publiés. Martín de Roa, 7 a remporté la mention d’honneur du jury.

Martín de Roa, 7 – Mention d’honneur de l’édition 2021

Malgré l’attente, le jeu en vaut la chandelle. Le patio a reçu de multiples prix, dont 3 fois le 1er prix dans la catégorie architecture moderne (C) : en 1988, en 2017 et en 2019.

Ici, les pots de fleurs ne sont pas peints. D’ailleurs, si vous regardez bien, certaines plantes poussent dans de grosses boîtes de conserve. Pour garder en mémoire que, fut un temps, une conserve de gelée de coing pouvait avoir mille usages, dont celui d’accueillir de la terre et des plantes.

Martín de Roa, 9 ❤

L’un des plus primés de Cordoue. Élu 5 fois grand gagnant dans la catégorie architecture ancienne (A), Martín de Roa, 9 compterait plus de 1 500 pots de fleurs !

Dotés de très hauts murs recouverts de chaux blanche et de centaines de pots de géraniums, vous risquez de vous sentir tout petit au milieu de toutes ces fleurs dans les tons roses/rouges.

Maese Luis, 22

1er prix d’architecture ancienne (E) en 2011 et en 2016, ce patio se distingue notamment par ses grandes fougères, par ses nombreux géraniums ainsi que par son citronnier. On suppose que la maison située au numéro 22 de la rue Maese Luis date des années 1700.

Le rez-de-chaussée de cette maison donne sur un atelier de céramique qu’il est également possible de visiter.

Maese Luis, 4

Il concourt dans la catégorie architecture moderne (C) et a déjà reçu un prix singulier en 2019. Le patio est entouré d’une galerie d’arcades et une fontaine ronde trône en son centre.

Maese Luis, 4 et sa nature verdoyante

Il est un peu particulier puisqu’il s’agit de l’unique patio de briques apparentes de la compétition. De plus, il est presque intégralement composé de plantes vertes, bien que de la couleur commence doucement à y faire son apparition.

Julio Romero de Torres, 15

C’est sa toute première participation à la Fiesta de los patios du mois de mai. En effet, il a ouvert ses portes lors de l’édition spéciale qui a eu lieu en octobre 2020. Il s’agit d’un patio d’architecture ancienne (D) qui abrite, entre autres, un magnifique figuier entre ses murs. On y trouve aussi un citronnier, un jasmin et quelques plantes médicinales.

Petite particularité toute mignonne : il possède trois briques de confection islamique avec des empreintes de pattes de chat. Un félin qui n’avait sans doute rien trouvé de mieux à faire que de marcher sur de l’argile pas encore cuite.

Martínez Rücker, 1 ❤

Récompensé par 3 mentions spéciales et un prix singulier, Martínez Rücker, 1 se trouve à seulement quelques pas de la Mosquée Cathédrale de Cordoue. Le patio est d’architecture ancienne (B) et est actuellement partagé par 7 familles qui y vivent.

Vigne et rosier grimpants ornent les murs de la cour intérieure en plus des hortensias, des fougères, des œillets et des pétunias.

San Juan de Palomares, 11 ❤

Gros coup de pour ce patio du quartier de San Lorenzo, malheureusement hors compétition. Présenté pour la toute première fois en 1933, il a reçu près de 40 récompenses : 12 fois le 1er prix, 5 fois le 2ème prix ainsi que toutes les distinctions possibles du concours de la Fiesta de los patios.

Il ne fait pas partie des sélectionnés puisqu’il s’agit d’un patio dit institutionnel : depuis le décès de sa propriétaire en 2003, il n’est plus habité. Le lieu a été racheté en 2009 par Vimcorsa, une entreprise municipale qui gère les logements de la ville. Actuellement, il accueille le siège de l’association des concierges de patios « Claveles y Gitanillas » (oeillets et géraniums lierre en français).

San Juan de Palomares, 11 a été amputé de l’un de ses éléments emblématiques : son gigantesque palmier. Il a dû être coupé récemment à cause d’une invasion de charançons rouges, une espèce d’insectes qui s’attaque exclusivement aux palmiers.

San Juan de Palomares, 8

D’architecture moderne (E), il a été placé 2 fois à la 4ème place du classement, une fois à la 5ème place et a reçu la mention d’honneur en 2013, ainsi que de très nombreux prix de consolation. Un beau palmarès pour une première participation qui remonte seulement à 2006.

Dès les premiers instants, notre regard est tout de suite attiré par la fontaine placée au fond de ce patio de forme rectangulaire. Ce point d’eau est magnifiquement mis en valeur par la végétation qui l’entoure. Gabriel Castillo Prieto, le propriétaire, a effectué de nombreux travaux suite à l’acquisition de la maison, en 2005. C’est grâce à lui que les visiteurs peuvent de nouveau admirer le sol en galets, typique des patios cordouans.

Alvar Ramírez, 11

Il se présente au concours depuis 2007. D’architecture moderne (D), il a déjà été récompensé par plusieurs prix : 2 fois 7ème lors des éditions de 2016 et de 2017. Un puits, surmonté d’un petit toit et décoré avec l’image de Saint-Raphaël, accueille de nombreux pots de géraniums.

Ouvrez l’oeil ! Sur un pan de mur à côté de la fontaine, une plante a complètement pris possession de son pot.

Trueque, 4 ❤

Nous avons également eu un gros coup de pour ce patio hors compétition qui est l’un des plus récompensés de l’histoire du concours municipal, tout comme San Juan de Palomares, 11. La mairie de Cordoue l’a sauvé d’une destruction certaine et a choisi d’y installer le Centre culturel de la Fête des Patios. Le musée qui lui est dédié se compose de 8 salles et d’un atelier.

Trueque, 4 et ses mille couleurs

Le patio est aussi connu sous le nom de « patio de Carmela », du nom de sa propriétaire : Carmen Montilla, décédée en 2005 à l’âge de 82 ans. Elle lui a dédié plus de la moitié de sa vie et a même continué à en prendre soin depuis son fauteuil roulant.

La cour est notamment célèbre pour son puits d’inspiration arabe qui trône en son centre et qui fonctionne toujours de nos jours !

Qui sont les grands gagnants des 100 ans de la Fiesta de los patios ?

Voici la liste complète des 8 gagnants des catégories architecture moderne et architecture ancienne :

ClassementArchitecture moderneArchitecture ancienneRécompense
1ère placeParras, 5Marroquíes, 63 000€
2ème placePlaza de las tazas, 11Tinte, 92 500€
3ème placeMartín de Roa, 2San Basilio, 442 000€
4ème placeChaparro, 3San Basilio, 401 500€
5ème placePastora, 2San Basilio, 141 500€
6ème placeDuartas, 2Isabel II, 11 500€
7ème placeSan Juan de Palomares, 8Parras, 61 000€
8ème placeSan Basilio, 20Maese Luis, 221 000€
Les gagnants de l’édition 2021

La mention d’honneur a été décernée à Martín de Roa, 7 qui remporte 4 000€. Quant aux quatre prix singuliers, ils ont été attribués à : Céspedes, 10 – Martínez Rücker, 1 – Zarco, 15 et Frailes, 6 qui se partagent 2 400€ (soit 600€ chacun).

Varsovie

Après plusieurs mois sans voyager, nous avons profité des beaux jours du mois de juin pour nous envoler une semaine à Varsovie, la capitale de la Pologne. Bon, les « beaux » jours puisque nous avons eu pas mal de jours de pluie, sans interruption… Le vol nous a coûté 150€ chacun, aller/retour.

Nous avons logé dans un studio dans le centre de Varsovie, tout près du célèbre Palais de la Culture. Nous avons déboursé 260€, ce qui est plutôt raisonnable pour une semaine de voyage et pour pouvoir loger à proximité des attractions touristiques. Cependant, nous avons été déçus par ce logement et surtout par sa saleté: des poils dans la douche, des assiettes douteuses dans les placards, le sol pas vraiment très propre…

Varsovie et la Seconde Guerre Mondiale

Le ghetto de Varsovie

Le ghetto de Varsovie a été établi le 15 novembre 1940. Environ 450 000 juifs se retrouvent enfermés dans un espace clos, délimité par un mur haut de plus de 3 mètres, de 307 hectares. La densité de population est infernale : souvent 8 à 10 personnes s’entassent dans une seule pièce. En à peine 3 ans, plus de 100 000 personnes y mourront de faim, d’épuisement et de maladies.

Quelques personnes ont réussi à s’échapper de cet enfer en fuyant par les égouts de la ville. C’est notamment le cas du petit Marek Halter. Âgé de 4 ans, il a réussi à s’échapper du ghetto avec ses parents pour rejoindre le quartier de Praga, à Varsovie.

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Les vestiges du Ghetto de Varsovie

Le 22 juillet 1942, les Allemands annoncent une opération de transfert des populations vers l’Est, c’est-à-dire la déportation vers les camps de la mort. Du 22 juillet au 12 septembre de cette même année, environ 300 000 juifs sont arrêtés et déportés.

Il ne reste aucune trace du ghetto de Varsovie mise à part quelques tronçons de mur encore debout. Seule une ligne délimite les frontières de l’ancien ghetto.

Le Musée de l’Insurrection

Le 19 avril 1943, les nazis entrent de force dans le ghetto de Varsovie pour le liquider et arrêter les derniers juifs. À l’annonce de cette décision, l’Organisation juive de la lutte armée et l’Union juive militaire réagissent par l’Insurrection. Environ 3 000 hommes se soulèvent contre les Allemands. Varsovie sera transformée en champs de ruine. Ce musée retrace l’histoire de l’Insurrection de Varsovie et indirectement l’histoire de l’occupation et de la résistance polonaise.

D’après Tripadvisor et Google, ce musée serait LE musée à voir à Varvosie, autrement dit, le meilleur et celui à ne pas louper. L’entrée coûte 25zl (environ 5€70) et 20zl (environ 4€60) en tarif étudiant. Après avoir lu divers avis, nous avons fait le choix de payer en plus un audio guide à 10zl (environ 2€30) pour ne rien louper de la visite du musée dont les explications sont données en polonais et en anglais. La visite est gratuite le dimanche. Le musée est très grand : il faut compter au moins deux heures de visite!

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Musée de l’Insurrection

C’est un musée très complet et surtout très dense ! Comme je l’ai indiqué auparavant, deux heures de visite ne sont pas de trop. C’est le temps que nous y avons passé et nous n’avons pas pu terminer entièrement la visite du musée puisque celui-ci fermait. L’audio guide fournit de nombreuses informations, parfois un peu longues.

Le parcours à suivre n’est pas très logique et mal indiqué. On commence la visite par le rez-de-chaussée, puis on monte sur la mezzanine pour ensuite descendre à l’étage intermédiaire. Bon courage pour trouver tous les numéros correspondant aux pistes de votre audio-guide ! Certains sont tellement bien cachés (ou mal indiqués) que je ne les ai jamais trouvés. Mieux vaut suivre la visite avec un plan du musée.

Malgré ces quelques inconvénients et la foule présente dans le musée, j’ai apprécié la visite de ce dernier. On y apprend beaucoup de choses, énormément de documents différents sont présentés au public : photographies, films, lettres, objets, etc.

La vieille ville: Stare Miasto

La Vieille Ville de Varsovie a été détruite à plus de 85% durant le soulèvement de Varsovie en 1944. Après la guerre, au fil des années, elle a été méticuleusement reconstruite à l’identique.

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Rue du Stare Miasto

Il est difficile de s’imaginer que le centre historique de Varsovie n’est en réalité vieux que de quelques années. Les bâtiments colorés, les nombreuses églises et les ruelles pavées forment un décor merveilleux. Dans la vieille ville, deux lieux d’intérêt se distinguent : la Place du château royal et la Place du marché.

La Place du château royal

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Le château royal de Varsovie

Cette place abrite donc… le château royal de Varsovie. C’est ici que vivaient les rois de Pologne. Fortement endommagé pendant l’Insurrection de Varsovie en 1944, les Allemands achèvent de le démolir en septembre de la même année. Le château a été reconstruit dans les années 1970 et a rouvert au public en 1984.

Sur cette place trône la colonne de Sigismond que l’on peut apercevoir sur la première photo, vêtu d’une écharpe de supporter à l’occasion de la Coupe du Monde 2018.

Le château royal

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À l’intérieur du château royal

Le château est ouvert au public et peut donc se visiter. Il faut compter 20zl (environ 4€60) pour un billet adulte et 10zl (environ 2€30) pour un billet étudiant. La visite dure environ 1 heure 30 voire 2 heures. Il peut se visiter gratuitement le mercredi.

Le château abrite également un musée au sous-sol. Les jardins sont ouvert à tous. La visite est agréable et vaut la peine d’être faite.

La Place du marché

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La Place du Marché

La Place du Marché est entourée de maisons colorées. Elle regroupe notamment des restaurants, quelques glaciers et un musée : le Musée de la ville de Varsovie. Sur cette même place, du lundi au samedi, des artistes exposent leurs oeuvres d’art que les touristes peuvent acheter, des caricaturistes proposent de vous tirer le portrait, etc.

Au centre de la place trône la Sirène de Varsovie, l’emblème officiel de la ville. Voici la légende de la Sirène de Varsovie : « Dans des temps très anciens, une sirène de l’Atlantique s’égara dans la mer Baltique. Arrivée dans la baie de Gdansk, elle s’aventura encore plus loin, sur l’embouchure de la Vistule, fleuve qui traverse toute la Pologne du Sud au Nord pour se jeter dans la Mer Baltique, à Gdansk. Tranquillement, elle remonta le fleuve jusqu’à l’endroit qui deviendra plus tard Varsovie. C’est précisément à l’emplacement où se trouve maintenant le « Stare Miasto »  ( Vieille Ville) qu’elle sortit de l’eau et s’assit sur le sable de la rive du fleuve. L’endroit lui plut, elle eut envie d’y rester. Cependant, les pêcheurs qui avaient l’habitude de jeter leurs filets dans la rivière s’aperçurent que quelqu’un agitait les eaux qui leur étaient familières, puis découpait leurs filets pour libérer les poissons qu’ils avaient attrapés. Leur mécontentement ne durait pas. La sirène les envoûtait par un chant si mélodieux qu’ils en oubliaient tout le reste. Un jour, un riche marchand vint à passer, aperçut la sirène et entendit son chant charmeur. En un clin d’œil, il estima le gain qu’il pourrait tirer s’il attrapait la sirène pour la montrer sur les marchés. La sirène n’était pas méfiante. Le marchand n’eut pas de peine à la piéger et l’enfermer dans une cabane de bois, à l’écart de l’eau. Elle pleura et se lamenta tant que quelqu’un finit par entendre ses plaintes. C’était le fils d’un des pêcheurs. Une nuit, avec l’aide de ses amis, il parvint à la libérer de sa prison. La sirène était si reconnaissante à tous ces braves gens qui étaient venus la libérer, qu’elle promit qu’à chaque fois qu’ils auraient besoin de son aide, elle serait là à leur service. »

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La sirène de Varsovie

Le quartier de Praga

Ce quartier est situé sur la rive droite de la Vistule. Il n’a rien à envier au centre historique de Varsovie sur le plan architectural. Ce qui le distingue de tous les autres quartiers de la ville, c’est qu’il est le seul à avoir été épargné par les destructions massives de la guerre puisque les combats se sont déroulés sur l’autre rive du fleuve.

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Impacts de balles sur la façade d’un immeuble du quartier

Sur certains immeubles, on peut encore apercevoir des impacts de balles, vestiges de la guerre.

Où manger à Varsovie ?

Ciao Napoli

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Le restaurant Ciao Napoli


Situé au Wąski Dunaj 4/6/8, 00-256 Warszawa, Ciao Napoli est un restaurant italien en plein centre historique de Varsovie. C’est notre restaurant favori. Les plats y sont excellents, faits avec des produits frais et de qualité. Nous y avons mangé à deux reprises et nous n’avons pas été déçus. À deux, nous avons mangé pour 80zl (environ 18€50) et 100zl (environ 23€15), boissons comprises.

Nous vous recommandons vivement d’aller manger chez Ciao Napoli. Surtout si, comme nous, vous restez plusieurs jours dans la capitale polonaise. La nourriture polonaise est très bonne, mais on a vite fait le tour des plats que les restaurants proposent. C’est donc toujours bien d’avoir une bonne adresse sous le coude !

Les bars à lait appelés bar mleczny

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Bar Mleczny Pod Barbakanem

Les bars à lait sont des sortes de cantines polonaises où l’on peut manger des plats traditionnels à base de farine, d’oeufs et de lait à des prix dérisoires. Ce type de restaurant est surtout fréquenté par des Polonais. Le menu est donc en polonais, généralement non traduit, sauf dans quelques bars à lait qui, face à la venue de plus en plus de touristes, traduisent leurs cartes. Nous avons mangé dans deux bars à lait différents au cours de notre séjour : au Bar Familijny et au Bar Mleczny Pod Barbakanem. Dans ce dernier, la carte est traduite en français et en anglais. Pour deux personnes, il faut compter une dizaine d’euros, boissons comprises.

Et encore d’autres photos…

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Cadix

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La place de l’Hôtel de Ville de Cadix

Cadix est la capitale de la province andalouse du même nom. C’est l’une des plus anciennes villes de l’Europe de l’Ouest. C’est une presqu’île située sur la côte Atlantique de l’Andalousie. Difficile d’accès en raison de l’absence d’un aéroport proche qui la dessert, Cádiz n’est pas la ville la plus visitée de la région. Et pourtant…

Nous avons passé deux jours à Cadix. Nous avons séjourné à la Pensión Cádiz, une petite auberge au coeur de la ville.

Le bâtiment extérieur ne paie pas de mine mais l’auberge se trouve dans un immeuble ancien et l’intérieur est très joli, bien décoré. Pour 50€ la nuit à deux, on ne pouvait pas demander mieux.

Un peu d’histoire

Après la traversée transatlantique de Christophe Colomb en 1492, les flottes des Indes espagnoles qui rapportaient les trésors du Nouveau Monde utilisèrent Cadix comme port de rattachement et la ville devint une des plus riches villes d’Europe.

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L’océan Atlantique et ses marées

En 1812, la première Constitution espagnole est promulguée à Cadix.

La Caleta

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La plage de la Caleta

Le James Bond « Demain ne meurt jamais » a été tourné à Cadix. La plage de la Caleta a été un décor clé dans le film. C’est d’ailleurs l’unique plage du centre-ville. Sable fin et blanc, mouettes, marée, etc. elle a tout de la plage parfaite.

La cathédrale

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La cathédrale de Cadix

La cathédrale de Cadix domine la ville. Impossible de la louper avec son dôme recouvert de tuiles ocres. Sa construction dura 116 ans, c’est pour cela qu’elle mélange deux styles différents : le baroque et le néoclassique.

La Torre Tavira

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Vue depuis la Torre Tavira

Haute de 45 mètres, la Torre Tavira offre une vue à 360° sur la ville. Située sur la partie la plus haute de la ville, c’est l’ancienne tour de vigie du port de Cadix.

L’entrée coûte 5€ pour les étudiants (6€ en tarif normal). La visite vaut vraiment la peine d’être faite. De plus, la Torre Tavira dispose d’une chambre noire qui permet de voir la ville en temps réel. Un guide nous en fait faire « le tour » et nous en explique l’histoire.

Cadix, en vrac…

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Chefchaouen

Après Tanger, cap sur Chefchaouen pour 2 jours. Chefchaouen est une ville de 45 000 habitants dans les montagnes du Rif. Pour la rejoindre, nous avons dû faire 3 heures de bus depuis Tanger, avec un arrêt à Tétouan.

La perle bleue

Chefchaouen est une des villes les plus célèbres du Maroc. L’an passé, en 2016, elle a été classée 6ème plus belle ville du monde. Chefchaouen est entièrement peinte en bleu. Elle est repeinte trois fois par an afin de conserver sa réputation et cette particularité qui a fait sa célébrité.

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Les portes de la ville bleue

Pourquoi cette couleur bleue ? Il existe plusieurs théories. Une selon laquelle Chefchaouen a été peinte en bleu par les réfugiés juifs des années 30 afin de symboliser le ciel et le paradis. Une autre, pour une raison plus simple : pour éloigner les moustiques et garder la fraîcheur dans les rues durant les grosses chaleurs estivales.

Il faut savoir que ce qui fait aussi la réputation de Chefchaouen, ce sont ses plantations de cannabis dans les montagnes. Beaucoup de touristes viennent donc ici pour se ravitailler. Dans la rue, des jeunes vous abordent pour essayer de vous en vendre. Mais si vous refusez, ils vous laisseront tranquilles et ne vous embêteront pas.

La Médina

À Chefchaouen également, nous nous sommes uniquement promenés dans la Médina qui est la zone la plus bleue de la ville. Nous avons logé au coeur de ce labyrinthe de ruelles azurées, à la Casa Elias. C’est une petite maison d’hôtes disposant de 5 chambres et d’une superbe terrasse sur le toit.

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Une porte bleue dans la ville bleue

Dans la Médina, on trouve de tout. Des petites supérettes, des boutiques d’artisanats, de savons, d’épices, etc. Il y a aussi beaucoup d’hôtels et de restaurants dans cette petite ville très touristique. Les prix des restaurants sont très abordables. On peut facilement manger un couscous au poulet pour 35 dirhams (environ 3€20). Pour trouver des restaurants où manger, on s’est fiés à Tripadvisor. Nous n’avons jamais été déçus. La seule fois où nous sommes allés dans un endroit sans consulter Tripadvisor, nous avons été malades toute la nuit et la journée suivante.

Nous avons aussi acheté des pâtisseries marocaines dans une petite boutique. Des dizaines d’abeilles butinaient sur les pâtisseries au miel. Nous avons acheté une petite boîte de 5 douceurs pour 10 dirhams (90 centimes d’euros !). Au miel, au chocolat, aux amandes ou encore fourrée à la cacahuète… Elles étaient toutes délicieuses !

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Nos douceurs marocaines

La Kasba

Située sur la place principale de Chefchaouen (Place Uta el-Hammam), l’entrée à la Kasba coûte 10 dirhams. Elle se compose d’un petit musée pas très intéressant mais le jardin qu’elle abrite est très beau et l’accès à une des tours offre une superbe vue sur la ville !

La ville des chats

Comme Tanger, Chefchaouen est la ville des chats ! Dans les restaurants, dans les boutiques, sur les tapis, etc. pas une rue sans que l’on en croise un ! Ils sont très câlins, viennent vers vous pour avoir des caresses et certains n’hésitent pas à vous suivre dans les rues.

L’ambiance

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Une place déserte à Chefchaouen

Absolument rien à voir avec Tanger ! Heureusement qu’on avait décidé de venir 2 jours à Chefchaouen parce que nous serions repartis franchement déçus de notre premier voyage au Maroc.

Les gens sont gentils ! Et ça, franchement, c’est plaisant de pouvoir parler avec eux sans se demander : « Est-ce qu’ils font ça pour me demander de l’argent ? ». Ils sont prêts à vous aider sans rien en retour.

J’ai lu sur Internet que Chefchaouen était l’endroit idéal pour découvrir la véritable hospitalité marocaine. Et c’est bien vrai !